Il était une fois… un champion de légende

  • Nom : Loeb
  • Prénom : Sébastien
  • Date de naissance : 26 février 1974
  • Lieu de naissance : Haguenau, Bas Rhin, Alsace, France
  • Lieu de résidence : A proximité de Lausanne, Vaud, Suisse
  • État civil : marié avec Séverine
  • Enfant : une fille nommée Valentine
  • Taille : 1m71
  • Mascotte : Scratch

Tout petit déjà…

Sportif dans l’âme, Sébastien l’est depuis tout jeune. Dès 3 ans, il pratique la gymnastique dans la lignée de son père, ancien champion de la discipline. Très vite, il enchaîne les compétitions et se forge un solide palmarès pendant ses 12 ans de pratique : 4 fois champion d’Alsace et 1 fois champion du Grand Est, 5e au Championnat de France.

En parallèle, il ne manque pas une occasion de “faire la course” : que ce soit en tricycle, en vélo ou un peu plus tard chez les loueurs de mini-motos, sur les lieux de vacances. Et à chaque fois, c’est devant qu’il veut être…

Côté étude, il fait honneur à ses parents enseignants en suivant une scolarité exemplaire… jusqu’en première. Car un nouveau centre d’intérêt accapare Sébastien : sa mobylette et les courses entre ados qui rythment ses semaines.
“Spéciale du rond-point”, “Grand Prix des Vignes”, Sébastien et ses camarades de jeu s’inventent des défis pétaradants pour le plus grand bonheur de leur poignet droit et le malheur des oreilles riveraines.

Il fait quelques courses de cyclo officielles où il se distingue quand sa monture ne le trahit pas. Sportif dans l’âme oui, déjà compétiteur aussi.

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Premiers coups de volant

1er-volantSébastien a quitté le lycée. Il voulait du concret et le trouve en passant son diplôme d’électricien en bâtiment. A peine débute-t’il dans la vie active que l’intégralité de ses revenus est absorbée par l’objet de ses rêves : une Supercinq GT Turbo. Les trains de pneus agonisent au bout de 2 500 km et son permis est plus souvent à la préfecture que dans sa poche !

Son apprentissage du pilotage commence ainsi et révèle des qualités innées. Sébastien torture quelques GTI avant de tomber sur une annonce présentant l’opération de détection “Rallye Jeune”.
Nous sommes en 1995. Sébastien a 21 ans et râcle les fonds de tiroirs pour trouver les 100 francs nécessaires à l’inscription. Il remporte la sélection régionale puis la finale du Castellet, mais son plus proche concurrent (Nicolas Bernardi), qui passe l’épreuve à la nuit tombée, est déclaré vainqueur.
Il échoue à nouveau en finale en 1996. Peu importe : Sébastien est désormais sûr de sa vitesse et de ses capacités. Il ne lui reste que le plus difficile : trouver le budget pour se lancer.

Le jeune pilote fait ses classes

loeb-mamo-heinzEn Alsace, la motivation et le coup de volant du jeune homme ne sont pas passés inaperçus. Deux passionnés, Dominique Heintz, pilote à ses heures, et Rémi Mammosser l’accueillent dans leur team “Ambition Sport Auto” avec un objectif unique : mettre le pied à l’étrier du prometteur pilote. Une rencontre capitale…

1997. Ils cherchent les fonds, trouvent une voiture. Dominique Heintz appelle Sébastien : “tu cours dans 15 jours dans une épreuve régionale et je serai ton copilote.”
Un nouveau duo est né ! Premier rallye, première victoire. “Soit c’est un fou, soit c’est un génie” confie Dominique Heintz qui cède sa place de copilote, le temps pour Sébastien d’en effrayer un autre.
Ce sera la seule course en régional d’Ambition-Sport-Auto qui embraye en national en “Volant 106” où Sébastien gagne les 4 épreuves qu’il coure en catégorie “1300” avant de “sauter une classe” pour poursuivre par 2 épreuves en “1600” où il marche fort. Au terme de ces 6 courses, la revue « Echappement” le sacre Meilleur Espoir de l’Année.

Un nouveau duo est né !

C’est cette même saison, à l’issue du rallye des Cévennes, que se crée un nouveau couple : Loeb – Elena. En 1998, le team s’attaque au Trophée Saxo Kit Car. Sébastien gagne toutes les épreuves qu’il termine, mais l’apprentissage est aussi douloureux : deux voitures détruites et des finances à l’agonie pour Ambition Sport Auto.

loeb-elena Il emporte le Trophée haut la main en 1999. Toujours amateur, Sébastien impressionne les observateurs et surtout ses concurrents…

De fait, la FFSA l’intègre à l’Equipe de France des rallyes et lui permet de découvrir le mondial au cours de trois rallyes. Résultat : Sébastien sort au Catalogne, mais remporte sa catégorie en Corse et au San-Remo.

Début 2000, les finances sont un peu courtes mais Ambition Sport Auto l’engage pour une épreuve du Championnat de France sur terre avec une Saxo Kit Car louée pour l’occasion.saxo-ffsa

Bilan : victoire en 2 roues motrices et surtout, entrée en scène de Citroën qui finance la deuxième épreuve, histoire de se rapprocher de ce pilote dont on entend que des éloges.

Nouvelle victoire et grand pas en avant : deux mécènes du rallye, Jean-Pierre Champeau et Frédéric Schmitt, avec Citroën, reprennent à leur charge la suite du programme. Sébastien devient Champion de France.

 

 

Le « Grizzli » pose sa patte…

La première fois que Sébastien essaie une WRC (une Seat), c’est à l’issue du rallye de Catalogne 1999 pour le compte de la revue “Echappement”. En quelques tours seulement, il égale les temps du pilote titulaire.

Fin 2000, grâce au parrainage actif de Didier Auriol, la FFSA lui offre dans le cadre de l’Equipe de France deux rallyes en mondial – San Remo et Corse – au volant d’une Corolla WRC. Il entre dans le top 10 des deux épreuves.

Les maîtres de la catégorie devront s’y faire : un sérieux prétendant frappera bientôt à la porte du WRC.
Mais son destin, Sébastien va le sceller au Rallye du Var 2000. Guy Fréquelin, qui a suivi de près la conquête du titre de Champion de France Terre, lui confie une Xsara Kit Car.

loeb-freqSébastien gagne le Var avec la manière. “Une étoile est née” dira Fréquelin , alias le Grizzli, qui lui propose au soir de la victoire un contrat officiel pour courir en Championnat de France.

C’est fait : Sébastien est pilote professionnel !

MOTORSPORT / SEBASTIEN LOEB

 

Une ascension fulgurante !

sainz-loeb-mcraePilier de l’équipe Citroën, Sébastien ne s’ennuie pas. Au programme de 2001 : le Championnat de France Asphalte avec la Xsara et le Mondial Super 1600 en Saxo.

Le duo Loeb – Elena l’emporte sur les deux tableaux, signant cinq victoires en cinq courses de Super 1600. Guy Fréquelin pousse encore son talentueux pilote.

Le San Remo, c’est avec une Xsara WRC qu’il le court.
Sébastien signe ses premiers temps scratch en mondial, menaçant “tarmac master” lui-même -Gilles Panizzi – pour finalement terminer second.
Coup de tonnerre sur la planète rallye : jamais un débutant à ce niveau n’a fait une entrée aussi fracassante !

C’est tout naturellement qu’il intègre l’équipe WRC pour la saison 2002. Saison d’apprentissage puisque Sébastien ne participe qu’à sept épreuves. S’il perd sa victoire du Monte-Carlo sur tapis vert, il remporte l’Allemagne avec brio, confirmant qu’il faudra désormais compter avec lui.

2003, première saison complète en mondial. Dans l’équipe Citroën, où l’on retrouve un certain Dominique Heintz comme ouvreur, Sébastien cohabite avec des équipiers d’un calibre exceptionnel : Carlos Sainz et Colin McRae.

Ils devront se faire une raison… Sébastien gagne trois rallyes (Monte-Carlo, Allemagne, San Remo), collectionne les podiums, et n’échoue dans la conquête du titre suprême que d’un petit point. Nul ne sait et ne saura s’il aurait pu revenir sur Petter Solberg, sacré à l’issue du rallye de Grande-Bretagne, terme la saison. Tout le monde sait qu’on lui a demandé d’assurer, et c’est normal. Mais quel bilan !
Vice-champion du Monde pour sa première vraie saison, il offre avec ses équipiers le titre constructeur à Citroën.

En route vers les étoiles

 

2004, l’année du sacre. Sébastien gagne dans six pays et devient le premier français et le premier « non-nordique » à remporter le rallye de Suède. Pour couronner son premier titre de champion du Monde des rallyes, il remporte la Race of Champions.

En 2005, il enchaîne les victoires : 10 trophées dont six d’affilée. Son élan se coupe en Grande-Bretagne : touché par le décès du copilote Michael Park en Grande-Bretagne, et par respect pour l’équipe du défunt, il ne souhaite pas la victoire et prend une pénalité. Deuxième titre en poche, il devient aussi le premier pilote au monde à décrocher tous les meilleurs temps d’un rallye, en Corse et empoche une nouvelle fois la Race of Champions.

En 2006, Sébastien court pour l’équipe privée Kronos Racing, suite au retrait de Citroën en WRC. Au rallye du Japon, il dépossède Carloz Sainz de son record du nombre de victoires : 26. Le titre est bien en vu, mais lors d’une chute en enduro, il se fracture l’humérus et doit déclarer forfait pour la suite de la saison. Alors que le titre lui tend les bras, Grönholm se manque en Australie et Sébastien devient triple champion du Monde « dans un fauteuil », chez lui, face à sa télé ! Cette même année, il signe un beau podium aux 24 Heures du Mans (2e).

Nouvelle saison, nouvelle voiture : en 2007 la C4 WRC entre en jeu dans un nouveau match Loeb – Grönholm que l’Alsacien va encore dominer. Fort de 4 titres consécutils, Sébastien est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Il égale le record de titres mondiaux en WRC.

2008 : une cuvée exceptionnelle. Seb signe sa première victoire au Rallye de Finlande et empoche sa cinquième couronne mondiale avec 11 victoires dans la saison, record absolu ! Son troisième titre à la Race of Champions en devient anecdotique.

2009 est une année plus accrochée pour Loeb. Il doit faire face à des crevaisons, pénalités, tonneaux et doit cravacher pour contenir un Mikko au sommet de sa forme qu’il coiffera d’un point au championnat pour remporter son 6e titre mondial.

2010 se termine en apothéose. Seb gagne son 7e titre en Alsace, dans sa ville natale de Haguenau où règne une ambiance de folie pour l’enfant du pays. Il signe au sa 60e victoire et dépasse les 1000 points cumulés.

AUTO - WRC MONTE CARLO 2003

Sébastieb Loeb étrenne en 2011 celle qui sera sa dernière WRC : la DS3. Si le championnat est plutôt disputé face à un Hirvonen toujours rapide (2 victoires) et à une étoile montante, Sébastien Ogier (5 victoires), Loeb baptise comme il se doit le dernier bolide né dans les ateliers de Citroën Racing avec 5 victoires et un 8e titre ! Il participe à l’automne au GT Tour et annonce depuis le Castellet la création, avec Dominique Heintz, du team « Sébastien Loeb Racing ».

2012 est la dernière année à plein temps du prodige Alsacien. Avec 9 victoires en 13 courses, le « néo-retraité » soigne son départ ! Le nonuple champion du Monde, fort d’un palmarès sans équivalent et d’une pluie de records quitte la discipline au sommet de son art. Il va encore courir 4 rallyes en 2013, en gagner 2 (Monte-Carlo et Argentine) et partir définitivement en posant sa DS3 WRC sur le toit, dans une spéciale du rallye d’Alsace ! Mais ses 9 étoiles resteront gravées à jamais…

 

FIA WORLD TOURING CAR CHAMPIONSHIP 2014 - SALZBURGRING

Une histoire se termine, une autre commence

FIA GT Series 2013NavarraLa reconversion se fera sur circuit, Sébatien Loeb le sait mais confesse volontiers son manque d’expérience. Parallèlement il étudie avec Citroën quelles possibilités s’offrent à eux pour poursuivre l’aventure ensemble, mais pas question de rester inactif. Avec son team, il s’engage pour le GT FIA au volant d’une McLaren MP4-12C qu’il partage avec Alvaro Parente.

Après une victoire lors de la course inaugurale, les choses vont se compliquer. Mais au final, le duo du Sébastien Loeb Racing glanera encore 3 victoires pour finir à la 4e place du championnat. Pas mal pour un débutant !

8’13″878″‘ : coup de tonnerre à Pikes Peak

 

L’année 2013 ne se déroulera pas sans un immense coup d’éclat. Coup bien préparé, avec une Peugeot 208 prototype spécialement conçue pour ce challenge dément que représente la plus célèbre et la plus folle des courses de cote du monde : Pikes Peak International Hill Climb ! Peugeot, Pikes Peak, Ari Vatanen sur la  405 Turbo 16, Michèle Mouton sur l’Audi Quattro… Seb s’attaque à un mythe !

Engagé en catégorie Unlimited à bord de son proto exceptionnel – la  T16 Pikes Peak – l’empereur des rallye va dompter une bête de 875 chevaux pour un poids de 875 kg (rapport poids/puissance de 1 pour 1, équivalent à une F1). Le 30 juin 2013, Seb pulvérise l’ancien record en devenant le premier pilote à descendre sous la barre des 9 minutes avec un temps de 8 min 13 s 878 !

2013-Bio-Pikes-Peak

WTCC, le chapitre inachevé…

2014 – Avec une deuxième place et une victoire lors des deux courses de Marrakech, Sébastien ouvre brillamment la saison de WTCC, nouveau chapitre de sa carrière de pilote. Il est clairement au niveau, tout comme la C-Elysée concoctée par Citroën Racing qui débute aussi dans la catégorie.

2014_wtcc_estabudhabi_07Une autre victoire et cinq podiums vont enrichir cette première saison qu’il va conclure à la 3ème place du championnat derrière deux sacrés clients, également pilotes de la marque aux chevrons  : José María López (pilote d’essai en F1 pour Renault, double champion d’Argentine en super tourisme) et l’autre Alsacien du plateau, Yvan Muller, quadruple champion du monde WTCC. Classement final : 1 – José María López 462 pts / 2 – Yvan Muller 336 pts / 3 – Sébastien Loeb 295 pts.

Fidèle à la tradition, Seb va émailler l’année de quelques piges dont le rallye du Var. Retour gagnant au volant de la DS3 WRC et avec sa copilote préférée, Séverine Loeb. D’un rallye à l’autre, le natif de Haguenau attaque 2015 par le Monte Carlo où il va aligner les scratchs avant qu’une pierre ruine les espoirs du tandem Loeb-Elena, toujours aussi impressionnant, qui va terminer à la 8ème place finale.

Place au WTCC. Le rallyman muté en pistard entend bien chatouiller un peu plus ses équipiers et le prouve dès l’ouverture de la saison en signant une 3ème place et une victoire sur les terres argentines de « Pechito », le champion en titre. Au total, Sébastien va engranger 4 victoires et 8 podiums ! Des résultats plus qu’honorables mais qui ne suffiront pas faire tomber l’intraitable López. Pire, Yvan Muller lui soufflera d’un point la seconde marche du podium final lors du dernier meeting : 1 – José María López 475 pts / 2 – Yvan Muller 357 pts / 3 – Sébastien Loeb 356 pts. Pas grave, la troisième saison sera la bonne !

Mais en fait, non ! Toujours aussi enthousiaste dès qu’il s’agit de piloter une belle machine, Sébastien a répondu favorablement à l’équipe Peugeot Sport, celle-là même wtcc201503080171qui l’a conduit au sommet de Pikes Peak, pour tester la 2008 DKR et courir le rallye du Maroc… avec le Dakar en toile de fond. Un mélange des genres pas du tout du goût de la nouvelle direction marketing de Citroën qui va mettre un stop brutal à la riche histoire qui l’unit à son icone. La surprise de l’intéressé n’a d’égal que la sidération des fans. Une nouvelle page se tourne, encore…

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L’appel des grands espaces

314 LOEB Sebastien ELENA Daniel (fra) PEUGEOT action during the Dakar 2016 Argentina, Bolivia, Etape 10 / Stage 10, Belen - La Rioja, from January 13, 2016 - Photo Florent Gooden / DPPI

Ça y est, le tandem magique des nonuples champions du Monde des rallyes se reforme ! Daniel Elena – auto radio officiel de Sébastien Loeb – rejoint son pilote préféré dans la Peugeot 2008 DKR.

Au rallye du Maroc, l’équipage a connu son baptême du feu version rallye raid. De quoi se faire une idée plus précise de la discipline avec un tonneau, une casse moteur et une erreur de navigation en guise de cadeaux de bienvenue.

L’année 2016 s’ouvre sur l’épreuve reine en la matière : LE Dakar. Le duo Loeb-Elena va y faire une entrée tonitruante, prenant la tête de l’épreuve dès la deuxième étape en claquant un scratch dont il a le secret, remettant ça dans l’étape suivante et dans la cinquième ! Sur des pistes typées WRC et sans grandes difficultés côté navigation, l’équipage de la n° 314 se rappelle au bon souvenir de ses adversaires. Alors, qui a gagné huit fois le rallye d’Argentine par le passé ?…

La semaine suivante ne va pas être du même tonneau… si on peut dire. Crevaisons, ensablements, casses de transmission, problèmes électroniques et… tonneaux fatals dans la huitième étape. Avec sa 2008 DKR « recarrossée façon Smart », Sébastien va tout de même finir, mais avec une bonne heure de retard dans les valises.

Pour leur premier Dakar, Sébastien Loeb et Daniel Elena vont terminer 9ème au général et remporter quatre victoires d’étapes. Les reverra-t-on sur ces pistes ?

« Il n’y a rien d’acté, mais ce que j’ai vu et ce qu’on a fait, ça nous donne envie de travailler et de progresser pour revenir jouer la victoire », dixit Seb…

DAKAR-2016_02   AUTO - DAKAR 2016 - PART 2

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